Elle est psy, il est galeriste. La cohabitation avec une analyste donne à Maximilien tous
les moyens, "toutes les ficelles", pour disséquer ce qui lui arrive et donner au moindre détail une importance démesurée, comme s'il était la source et l'explication de toutes les questions qu'il
se pose. Mais Maximilien n'est pas analyste et ses déductions tombent le plus souvent à côté de la réalité, et Clotilde ne fait rien pour l'aider, lui parlant d'un congrès à New York alors
qu'elle part aider des enfants malades à Sarajevo, lui faisant croire à une vie amoureuse agitée, alors qu'il n'en est rien. Dans son cahier, Clotilde explique qu'elle "vibre plus en écoutant les
confidences" de ses patients que lorsqu'elle se "trouve entre ses bras". Elle s'en veut d'avoir trop donné et trop vite, "j'ai manqué au devoir de l'amour qui est de durer". "On ne se résigne pas
facilement à ne plus être aimé", reconnaît le héros. "Comme toujours, on entre dans l'amour par la grande porte. On en sort par la petite", se lamente-t-il.
Ce court roman est écrit dans un style alerte qui ne parvient pas toujours à masquer la minceur du propos, une histoire gentille, bien tournée, très dans l'air du temps. Au printemps dernier,
Olivier Orban avait déjà fait parler de lui avec Lila dit
ça, un mystérieux livre signé Chimo. PDG des éditions Plon, il
a toujours affirmé avoir reçu le manuscrit de ce roman cru, venu de l'univers des banlieues, d'un avocat qui lui aurait "remis deux cahiers Clairefontaine à petits carreaux". Une explication qui
avait laissé de nombreux spécialistes sceptiques. Le Canard
enchainé affirmant pour sa part que le roman, "coup
d'édition", avait été écrit par Olivier et Christine Orban
Aucun commentaire pour cet article