Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 10:55
Sénèque rappelle la “brièveté de la vie” dans un ouvrage du même nom, en expliquant le pathétique de la condition humaine : «Vous vivez comme si vous deviez vivre toujours ; jamais vous ne pensez à votre fragilité. Vous ne remarquez pas combien de temps est déjà passé, vous le perdez comme s’il venait d’une source pleine et abondante»…

Il nous faudrait accorder davantage d’attention à tout le précieux de la vie et de la relation, en reconnaître la grâce et le privilège, malgré tous les obstacles que nous prétendons devoir affronter.

L’usure des jours, la familiarité de notre entourage, la routine de nos gestes, l’inertie de notre manière de penser, nous empêchent justement de renouveler notre regard sur ce qui nous entoure. Nous oublions sur quel fragile équilibre notre bonheur repose.

Si nous étions capables d’imaginer que notre bonheur peut s’évaporer dans la seconde qui suit, combien nous serions heureux et emplis de gratitude dans la seconde qui précède !
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