Mercredi 27 janvier 2010
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Blaise Pascal mettait en garde sur deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison.
S’il est vrai que la réflexion prépare l’action, elle n’est pas la seule. L’action est aussi faite d’élans de générosité, de mouvements irréfléchis, de spontanéité injustifiable, de choix non
prémédités. Et c’est peut-être alors qu’elle peut prendre son envol, quand précisément, notre réflexion est dépassée par les événements et se laisse porter par une force plus forte que notre
volonté et que nous ne saurions pas nommer.
Benjamin Disraeli confiait volontiers ce secret de succès dans la vie : « se préparer à saisir l’occasion quand elle se présentera »… On peut assurément agir hors de toute intentionnalité. Et les
actions qui naissent de telles prédispositions sont souvent de belles actions qui nous conduisent beaucoup plus loin que les actes trop savamment calibrés par notre
esprit.