des textes trouvés et aimés

Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 20:04
"il était un fils de roi qui avait beaucoup de livres... Il pouvait s'informer de tout peuple et de tout pays, mais où se trouvait le jardin du paradis, il n'y avait pas un mot là-dessus."
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 20:24
Louise, une parisienne entre quarante et cinquante ans, a-t-elle pris un amant ou se met-elle à dérailler pour de vrai? Autour d'elle, des voix amies qu'elle reçoit à dîner, voix plus ou moins consistantes et remontrantes s'interrogent, l'interrogent, la conseillent ou la taquinent. Elle répond parfois, évoque son père et... non pas SON mais LE Mari : l'usage constant du pronom défini pour désigner celui-ci nous arrache à la trame désinvolte du romanesque pour nous conduire vers les abstractions du monde de l'Amant avec sa mystique, sa symbolique compliquée et ses variantes (le Prince Charmant) comme rêve d'une vie meilleure.
Ce livre tire prétexte des situations les plus triviales, les plus ordinaires pour traiter de l'attachement et de sa durée, de l'amour et de la morale, du sexe et de la mort, des illusions du savoir et de la vie civilisée, de l'exténuation et de l'impossibilité du dire. Des philosophes sont convoqués, d'Aristote à Kierkegaard en passant par Kant et St Thomas D'Aquin : ils sont parfois cités dans des notes en marge, toujours titrées en gras qui constituent des propositions (dont une dite 
lasse) ou des relances pas toujours très honnêtes (dont une recette) mais qui suscitent pauses et méditations.
Frédéric Boyer est un auteur majeur de l'écurie POL. Il a obtenu le Prix du Livre Inter en 1993 avec
Des choses idiotes et douces, un vrai roman. Et il fut le maître d'œuvre (assez critiqué) de la nouvelle Bible (dite des poètes) chez Bayard. Ses titres sont toujours excellents et le sous-titre de celui-ci, qui détourne les titres des best-sellers à l'américaine, est un meilleur indicateur que la déclaration entre guillemets : c'est bien un traité de savoir-vivre qui nous est proposé, un guide hybride plein de trous, de fautes et de doutes. Peut-être pas toujours volontaires, ainsi la présence d'un espace trouant un mot pas anodin de la phrase suivante : 

...l'absence, la vraie, celle peuplée de messagers sile ncieux (sic), d'escortes vides, d'amis partis.(p. 97)

Ou l'absence du mot PAS devenu lui aussi fantômatique et silencieux dans la phrase : 

...répond le fantôme en esquissant deux ou trois (sic) de danse sur une musique silencieuse (p. 146)

Ce livre dérange, inquiète, trouble, taquine, irrite, exalte et stimule le lecteur ; à l'image de ceux qui nous entourent, que nous aimerions comprendre et dont nous voudrions qu'ils nous comprennent mais qui 
ressemblent certains soirs à d'étranges pyramides noires symétriques, et impénétrables.Quelques passages lumineux en sont d'autant plus inoubliables : 

Celui qui part est bizarrement condamné au bonheur par les êtres qu'il abandonne. Il a perdu le droit au malheur, au chagrin. C'est sa malédiction. 
NOUS NOUS AIMONS de Frédéric Boyer.
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 11:47
"Je vais vous raconter l'histoire d'un homme qui voulait toucher les étoiles. Ce qu'il désirait le plus dans la vie, c'était toucher les étoiles brillantes et loin dans l'espace. Il croyait que toucher les étoiles lui transmettrait la sensationde liberté et d'infini. Il priait très fort Dieu pour lui permettre de toucher les étoiles un jour, avant de mourir. Tout ce qu'il ferait sur terre ne l'importait guère, car rien n'avait d'importance pour lui à part ce rêve fou qu'il alimentait en lui.
Les personnes avaient beau lui répéter que son rêve était impossible mais il ne cessait d'y 
croire du fond du coeur.
Dieu l'observait... Un jour Dieu lui envoya un 
esprit. Celui-ci profite de son instant de prière pour se rapprocher de lui et lui parler. Sa voix, comme une voix intérieure, résonnait chez l'homme. Cette voix lui dit : "Mon frère, Dieu t'observe et ne comprend pas ton désir et ta volonté de toucher les étoiles. Les étoiles ne sont que des pierres, des éléments de l'univers comme tout le reste. Et même en les touchant, tu n'auras pas cette sensation de toucher lalumière, d'être libre et infini comme les étoiles. Pourquoi cherches-tu à toucher la lumière de loin alors que tu pourrais l'avoir en toi ?"
L'homme ne comprit pas ce que cette voix étrange lui disait, ni d'où elle provenait.
L'esprit lui expliqua avec patience tout ce qu'il devait 
savoir sur les esprits, lafoi, la lumière, la Force et l'univers.
L'homme s'étonna de ne jamais s'être aperçu de l'
existence même de tout cela. Et il demanda à l'esprit si cette lumière dont il parlait il pourrait aussi l'atteindre.
L'esprit lui répondit :
"Mon frère, tu es mon frère par l'esprit qui vit en toi... celui-ci est une partie de Dieu en toi. L'esprit libéré pourra retrouver l'espace dont tu rêves tant, pourra avoir cette lumière que tu désires et tu pourras retrouver la liberté de l'homme d'aimer, de croire, d'avoir la foi et l'espoir de créer."
Créer ? Créer quoi ? S'interrogea l'homme.
L'esprit répondit : l'homme peut en Dieu, par son 
amour, et sa force tout créer. Seul difficilement, car comme les étoiles se regroupent pour illuminer, l'homme doit s'unir pour créer.
Mais déjà en aimant et en tendant la main à tes semblables, tu crées. Tu crées de l'amour en celui-ci. Tu crées un nouvel espoir pour cet être qui à travers ton aide reprend courage et continue sa route.
La lumière que tu cherches tant, mon frère, elle est en toi, à travers Dieu.
La lumière des étoiles n'est qu'illusion parce que tu es trop loin pour t'apercevoir la réelle substance et composition d'une étoile. Son scintillement n'est plus de près... et puis les étoiles sont les reflets du passé. Elles sont déjà mortes, mais le temps que cette situation arrive jusqu'à la terre elles brillent encore dans votre ciel, alors qu'en réalité elles ne sont plus. Tu regardes le ciel, tu regardes un passé révolu.
Mais au contraire, toi, tu peux par la 
création illuminer ceux qui t'entourent de ce que tu auras appris entre temps et de par ta création tu redonneras la lumière pour les siècles à venir.
Tu comprends combien ton rêve bien qu'illusoire, peut être réalisé si tu le veux et par la volonté de Dieu ?"
L'homme stupéfait ne savait que dire, les mots et les phrases résonnaient dans sa tête... sans qu'il comprenne tout à fait tout ce que l'esprit lui dit.
L'esprit lui dit qu'il allait repartir, mais qu'un jour il reviendrait. Le jour où il serait prêt pour entreprendre le 
chemin vers les étoiles. Le temps passa et l'homme réfléchissait souvent à tout ce que l'esprit lui avait raconté. Et peu à peu les choses prenaient leur place dans sa (...) Doucement il se faisait à l'idée de cette nouveauté et de cette nouvelle dimension à laquelle il était confronté.
Un soir, l'homme entendit de nouveau la voix en lui. Et en fut bien heureux. Il avait hâte de lui poser quelques questions, de lui demander comment entreprendre le chemin. L'esprit lui raconta comment il devait s'initier à ce chemin vers Dieu et la lumière. Il répondit dans la mesure de ce qui était permis aux questions de l'homme.
Il était content de voir que cet homme commençait réellement à parcourir une quête intérieure sans s'en apercevoir. Il avait déjà commencé...
Lui était là pour guider et l'aider à continuer dans ce chemin. L'homme avec le temps appris beaucoup de choses essentielles, il comprit le pourquoi de sa vie, il comprit que bien qu'étant rien en comparaison avec l'univers immense et infini, il était lié aux autres esprits, à travers son amour, sa foi et sa mission, une force puissante et un être créateur.
Son rêve de toucher les étoiles ne disparut pas. Il savait, maintenant, que les étoiles qu'il voulait atteindre n'étaient pas les étoiles de poussières et du passé, mais les étoiles qui sont en chacun de nous l'esprit en Dieu. En Dieu, il avait trouvé la liberté, il avait trouvé l'infini et l'absolu et en Dieu il était tout.
Son rêve, il en avait fait la réalité de sa vie qu'il menait toujours avec foi et amour vers Dieu, dans la lumière de ceux qui portent Dieu en eux et qui vivent eux-même en Dieu."

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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 18:48

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NOUS VOULONS CELEBRER dans l’homme sa part éternelle et reconnaître à travers le mystère qui l’habite l’authentique dimension de sa vocation.
NOUS DESIRONS AFFIRMER que sa valeur dépasse infiniment la fonction matérialiste que l’époque moderne lui assigne.
NOUS SOUHAITONS EXPLORER ses chemins de plénitude et d’altière liberté.
NOUS RECUSONS toutes les idées fausses et fallacieuses, et avons à cœur de mettre en garde contre les tendances corruptrices, les influences insidieuses et les équivoques subtiles.
NOUS ENTENDONS RAPPELER à l’homme que la conscience savourante de vivre ne peut se concevoir sans une espérance forte et une ferveur sans cesse renouvelée.
NOUS CHERCHONS A MOBILISER son ardeur et sa hardiesse non seulement pour les batailles du monde mais tout aussi bien pour les combats intérieurs.
NOUS PARIONS sur les forces de vie, de lumière et de réconciliation, face aux ténèbres et à tout ce qui contrarie les harmonies de l’être et les chances de fraternité.
NOUS CROYONS l’homme capable de merveilles et de prodiges dès lors qu’il se laisse transfigurer par l’Amour.
NOUS CHERCHONS A REVELER au monde la chance qu’il ne sait pas qu’il a.
NOUS PENSONS que l’homme dispose aujourd’hui d’assez de moyens pour résoudre la grande majorité des problèmes de ce monde, mais que pour ce faire, il doit opter résolument pour l’avènement d’une civilisation du cœur.
NOUS OEUVRONS POUR REHABILITER un système de valeurs respectueux de la dignité originelle de la personne et rendant visible la beauté du genre humain et de la Création qui l’entoure.

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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 20:32
J'ai fermé les yeux.
Alors, j'ai entendu le silence,
tous ces gazouilis et ces chuchotements
et les sifflements du vent.
J'ai fermé les yeux, j'étais tellement bien !
J'ai senti un souffle tout léger,
comme un frisson d'air sur ma peau
et, soudain, j'ai pensé à toi, Seigneur.
Même quand tout se tait dans ma vie,
je sens que tu es là. 
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 18:53
Quand on perd
un peu de son aisance matérielle
et le prestige qui va avec,
on reconnaît alors ses vrais amis. 
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 20:09
Il faut que tout change pour que tout demeure pareil...
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 21:11
"le malheur n'est jamais pur,pas plus que le bonheur. Mais dès qu'on en fait un récit, on donne sens à nos souffrances, on comprend, longtemps après, comment on a pu changer un malheur en merveille, car tout homme blessé est contraint à la métamorphose : "j'ai appris à transformer le malheur en épreuve. Si l'un fait baisser la tête, l'autre la relève...".

Extrait d'un merveilleux malheur de Boris Cyrulnik 
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 18:39

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Son coeur est en désordre. Sens dessus dessous, avec des pages éparpillées, comme dans la maison après un  cambriolage. Impossible d'y retrouver l'amour. C'est cela qu'il venait chercher, ce trésor paradoxal fait de plaisirs et de souffrances accumulés jour après jour, et qui lui était à la fois si cher et si insupportable qu'il avait pris soin de le dissimuler dans l'endroit le plus secret de sa bibliothèque : là où il range ses propres livres.
 
Son coeur a la forme d'une pomme, plus rouge d'un côté que de l'autre. Ou d'une carte postale avec un clocher pointu et des arbres touffus dont les racines semblent tremper dans la rivière qui coule au pied de sa maison... 
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 13:30
"Aujourd'hui, le ciel est une hostie. Placée sur ma langue, c'est une plénitude qui s'est déjà désintégrée. Dessous, elle fait battre mon coeur si fort que tout mon être se tend vers les splendeurs de l'hiver"
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 20:09

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Un jour on se réveille et on n'est plus amoureuse. On cherche à comprendre pourquoi et on ne sait pas": c'est avec ces quelques mots volés dans le journal intime de sa femme Clotilde que Maximilien, le héros du roman d'Olivier et Christine Orban, Une folie amoureuse, se rend compte qu'il est à la fois trompeur et trompé. "Je trompais ma femme et je l'aimais. Ma femme ne me trompait pas et elle ne m'aimait plus": voici résumé en quelques mots l'essentiel de l'histoire de ce roman écrit à quatre mains, par Christine -- romancière -- et Olivier -- éditeur -- Orban, un couple en vogue de l'édition parisienne.

Elle est psy, il est galeriste. La cohabitation avec une analyste donne à Maximilien tous les moyens, "toutes les ficelles", pour disséquer ce qui lui arrive et donner au moindre détail une importance démesurée, comme s'il était la source et l'explication de toutes les questions qu'il se pose. Mais Maximilien n'est pas analyste et ses déductions tombent le plus souvent à côté de la réalité, et Clotilde ne fait rien pour l'aider, lui parlant d'un congrès à New York alors qu'elle part aider des enfants malades à Sarajevo, lui faisant croire à une vie amoureuse agitée, alors qu'il n'en est rien. Dans son cahier, Clotilde explique qu'elle "vibre plus en écoutant les confidences" de ses patients que lorsqu'elle se "trouve entre ses bras". Elle s'en veut d'avoir trop donné et trop vite, "j'ai manqué au devoir de l'amour qui est de durer". "On ne se résigne pas facilement à ne plus être aimé", reconnaît le héros. "Comme toujours, on entre dans l'amour par la grande porte. On en sort par la petite", se lamente-t-il.
Ce court roman est écrit dans un style alerte qui ne parvient pas toujours à masquer la minceur du propos, une histoire gentille, bien tournée, très dans l'air du temps. Au printemps dernier, Olivier Orban avait déjà fait parler de lui avec 
Lila dit ça, un mystérieux livre signé Chimo. PDG des éditions Plon, il a toujours affirmé avoir reçu le manuscrit de ce roman cru, venu de l'univers des banlieues, d'un avocat qui lui aurait "remis deux cahiers Clairefontaine à petits carreaux". Une explication qui avait laissé de nombreux spécialistes sceptiques. Le Canard enchainé affirmant pour sa part que le roman, "coup d'édition", avait été écrit par Olivier et Christine Orban

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 20:51
Le plus haut degré de la sagesse humaine est de savoir plier son caractère aux circonstances et se faire un intérieur calme en dépit des orages extérieurs.

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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 09:13
Blaise Pascal mettait en garde sur deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison.

S’il est vrai que la réflexion prépare l’action, elle n’est pas la seule. L’action est aussi faite d’élans de générosité, de mouvements irréfléchis, de spontanéité injustifiable, de choix non prémédités. Et c’est peut-être alors qu’elle peut prendre son envol, quand précisément, notre réflexion est dépassée par les événements et se laisse porter par une force plus forte que notre volonté et que nous ne saurions pas nommer.

Benjamin Disraeli confiait volontiers ce secret de succès dans la vie : « se préparer à saisir l’occasion quand elle se présentera »… On peut assurément agir hors de toute intentionnalité. Et les actions qui naissent de telles prédispositions sont souvent de belles actions qui nous conduisent beaucoup plus loin que les actes trop savamment calibrés par notre esprit.
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 20:03

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes.

Dites tout doucement et clairement votre vérité ; et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant ; ils ont eux aussi leur histoire.

Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit. Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit- elle ; c’est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans vos affaires ; car le monde est plein de fourberies.

Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux ; et partout la vie est remplie d’héroïsme. Soyez vous-même. Surtout n’affectez pas l’amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l’herbe.

Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il vous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.

Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Tâchez d’être heureux.

Max Ehrmann-1927 

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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 10:17
"Il était une fois une petite fille qui en voulant suivre un écureuil, qui traversait la rue par où elle passait, se perdit.
Elle voulait juste voir de plus près l'écureuil, mais il disparut vite sous le feuillage dense des arbres et elle ne le vit plus. Tout en avançant, peu à peu, elle se rendit compte que la nuit tombait et elle ne trouvait plus le 
chemin de retour vers la grande route.
Avec quelle frayeur elle fut saisie d'un coup !

Elle appela et cria mais personne ne l'entendit et ne vint à son aide. Seule, la nuit se fit et elle ne savait que faire.
Elle avait faim, elle avait froid et elle avait peur.
Elle commença à pleurer, les larmes lui tombèrent du visage, puis elle s'aperçut que ses larmes brillaient en tombant par terre et illuminaient une seconde la terre sur laquelle elles tombaient. On dirait des gouttes d'argent, des étoiles tombées du ciel.
Lentement des petites lumières brillèrent devant elle, comme lui montrant un sentier, un chemin à suivre. Elle avançait d'un pas hésitant ne sachant où elle allait et pourquoi ces lumières.

Au loin une lueur se fit, une 
aura de lumière comme si le soleil ne s'était pas couché sur cet espace de terre, comme si la lune illuminait avec plus de force et lumière cette partie et que des étoiles tombaient du ciel pour apporter la lumière. La lumière se fit douce.
Lentement la lumière se fit plus forte à ses yeux, et à chaque pas elle s'approchait de cette lumière, elle sentait la chaleur qui provenait de ce lieu, une force qui l'appelait et l'invitait à avancer vers celle-ci. Arrivée à cet endroit, elle fut stupéfaite et émerveillée par ce spectacle devant ses yeux : c'était comme si elle était au 
paradis, entourée de lumière, de chaleur et un sentiment de sécurité et de bienfait. Elle ne ressentait plus la peur.

Effectivement des milliers d'étoiles lui tombaient dessus comme une douce pluie de lumière qui tendrement tombait sur elle. Elle était là à regarder tomber les étoiles et dans ses yeux les étoiles brillaient plus encore. Puis au milieu de toutes ces étoiles qui descendaient du ciel vers la terre, une forme extrêmement lumineuse tombait doucement.

Elle sentit une présence forte, mais sereine, puis devant elle apparut un 
homme. Un homme tout de blanc vêtu, un homme qu'elle ne connaissait pas, mais de qui elle n'eut aucune peur. Elle le regarda dans les yeux sans crainte, et elle y vit une immense douceur, de la sérénité et de la force. Il lui sourit et tout s'illumina. Elle lui sourit à son tour, captivée par cette présence étrange et pourtant si apaisante et rassurante. Comme un ange tombé du ciel pour lui montrer le chemin.
De son regard, il la couvrit, la protégea et il lui renvoya un immense sentiment d'
amour et de tendresse. Elle le sentit si fort qu'elle en eut peur. Comme s'il la connaissait et l'aimait depuis longtemps.

Tout en la regardant, il lui tendit sa main. Elle ne savait si elle devait suivre, ni où il l'emmenait, mais dans ses yeux une force protectrice la rassurait sur cet homme qui n'était en fait qu'un inconnu. Mais elle était seule, perdue. Elle avait eu froid et faim. Là elle se sentait bien accompagnée, avec la 
sensation d'être dans un cocon la protégeant du noir de la forêt et de tout ce qui y vit.
Alors, elle mit sa main dans la sienne. Elle marcha à ses cotés, le suivant.

La lumière derrière eux s'éteignit lentement, mais autour d'eux, à chaque pas, la lumière se faisait. Avec lui, elle était dans la lumière, main dans la main, ils avançaient dans la lumière. Et de temps en temps, il la regardait souriant, et, de son regard si doux, la couvrait de sa tendresse et amour, comme un manteau sur elle.
Elle regarda devant elle, la forêt s'arrêtait. Peu après il s'arrêta net et lui désigna de la main une direction. Certainement cette direction devait être celle qu'elle devait suivre pour se retrouver sur son chemin et revenir chez elle.
D'un geste aussi doux que son regard, il lui caressa le front du doigt, et une forte chaleur se fit alors sur son front, comme s'il l'avait marquée.

Puis il lui parla, de sa voix calme lui dit :
"Pour toi je serais là, à mes côtés tu ne te perdras pas et tu ne craindras rien.
En moi vit la lumière, et en moi tu deviens lumière.
En moi vit la Force et en moi tu feras partie de la Force.

Par ma main je t'ai marquée, c'est le lien qui te lie à moi. A travers ce lien, tu communiqueras avec moi, tu me retrouveras où que je sois. Ce lien nous lie à jamais.
Un jour nous ne formerons qu'une seule force et, ce jour-là, tu te rappelleras que j'ai existé un jour dans ta 
vie, que je ne suis pas un inconnu et que je suis en toi depuis fort longtemps.
Par les liens sacrés de 
Dieu en ses enfants, nous sommes liés à jamais.
Lorsque tu sentiras à nouveau cette chaleur et cette pression sur ton front, tu m'auras retrouvé. Nous nous retrouverons, car nous avons une mission à accomplir ensemble.

Maintenant va... va mon enfant.
N'oublie pas que tu es lumière, qu'elle est en toi et t'illumine toujours. Elle illumine le chemin que tu parcourras jusqu'à moi.
Dans l'amour tu vis, dans l'amour tu es, dans l'amour tu te retrouveras et dans l'amour nous deviendrons Un.
Vas et que Dieu t'accompagne."
Je partais un peu secouée par tous ces mots incompréhensibles et énigmatiques. J'essayeais de réfléchir, mais j'oubliais déjà les mots.
Puis je me retournai pour lui dire adieu, mais plus rien n'était là. Plus rien, plus de lumière, plus d'étoiles, rien que moi sur la route et un long chemin à parcourir pour retourner chez moi. » 
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