
Je me suis laissée faire par ce mariage catastrophique, cette jolie mariée, ce vieux couple d'amoureux qui se retrouve après toutes ces années et envahis par les regrets ...
A voir, très sympa.... j'ai beaucoup aimé, les filles aussi.

A qui puis-je être utile
et agréable, aujourd'hui ?
Voilà, chaque matin,
ce qu'il faudrait se dire.
Et, le soir, quand des cieux
la clarté se retire,
heureux à qui son coeur
tout bas a répondu :
"Ce jour qui va finir,
je ne l'ai pas perdu.
Grâce à mes soins, j'ai vu,
sur une face humaine,
la trace d'un plaisir
ou l'oubli d'une peine".
Aux riches bien vêtus on fait des courbettes
Aux pauvres en haillons on fait des grimaces
peut-être que l'âme du pauvre est bien plus honnête
que celle de ce seigneur de la haute classe
L'habit ne fait pas le moine, dit l'adage
on ferait bien d'y prendre de la graine
Ce n'est pas le plus beau qui est le plus sage
la vraie grandeur est dans l'âme humaine

Étape charnière dans la vie de bien des gens, la quarantaine nous amène, presque tous, à une profonde réévaluation de notre vie. On regarde le chemin parcouru, où nous en sommes rendus. On révise… on examine… on analyse… on se questionne.
Étant moi-même dans cette étape, je trouve que c’est comme vivre, à quelques points près, une seconde crise d’adolescence. En effet, tout comme à l’adolescence, notre corps change, se transforme. Tout comme à l’adolescence, où on se pose la question de ce que l’on va faire de notre vie, la quarantaine est le début d’une nouvelle carrière pour bien des gens. On découvre comme une urgence du temps et nous constatons qu’il nous en reste moins pour s’accomplir, réaliser nos rêves. On réalise, encore davantage, que chaque seconde est précieuse et qu’elle ne reviendra pas. Le temps prend une dimension autre.
Tout comme à l’adolescence, on réévalue nos valeurs, nos schèmes de pensée, nos croyances. On regarde ce que nous sommes et ce que l’on voulait être. Dans bien des cas, on constate que ce qui avait de l’importance à une certaine époque, n’en a plus maintenant ou beaucoup moins. De nouvelles visions de la vie s’installent en nous. Bien des illusions se sont envolées… le vaste monde n’est pas toujours ce que l’on croyait.
Tout comme à l’adolescence, on veut tout voir, tout connaître, tout entendre. On a aussi soif de la vie que l’adolescent, mais pour des raisons différentes. On apprend à vivre avec ce que nous sommes devenus. L’énergie n’est, bien souvent, plus la même. On doit s’ajuster, l’accepter. L’expérience acquise nous sert afin de compenser, si je peux l’exprimer ainsi, la différence d’intensité face à ce que nous étions adolescent.
À l’adolescence, on veut changer le monde… dans la quarantaine on change notre vision du monde. À l’adolescence, on est toujours au front prêt à lutter… dans la quarantaine, on constate que cela nous a laissé, parfois, des rides au front.
Toutefois, à l’adolescence ou dans la quarantaine, une chose demeure; la vie avec tout ce qu’elle a de plus beau et merveilleux. Nous ne sommes peut-être plus le même, mais la vie, elle, demeure entière, avec de nouveaux défis, de nouvelles découvertes. La route, le plan ont peut-être changés… mais la destination reste la même; réaliser pleinement ce que nous sommes, afin de faire de son mieux à chaque jour pour être heureux, aider les autres et célébrer la vie.





Pourtant, par quoi sont baignés les premiers instants de notre vie sinon par des témoignages
d'amour. La mère qui reçoit son bébé naissant dans ses bras lui prodigue déjà un premier message d'amour. L'enfant ne peut lui répondre. Il n'est pas encore assez conscient pour le faire. Mais
s'il ne recevait pas ces marques d'amour, ces baisers frénétiques, ces élans chaleureux qui caractérisent tout premier contact avec un nouveau-né, il s'en ressentirait toute sa vie. Les
psychologues nous expliquent comment quelqu'un qui n'a pas reçu sa portion d'amour au matin de son arrivée peut mener une existence froide, distante, sans amour.
Avant de donner de l'amour, nous devons en recevoir et se savoir aimé est une aspiration foncière du coeur humain. On sait à quelles hauteurs peuvent atteindre des personnes qui se savent aimées dans leur milieu. On connaît les prouesses de dépassement auxquelles se livrent des enfants qui sentent la chaleur de l'amour de leurs parents. Et que dire de ces vieillards qui incarnent la sérénité et le calme du soir autour d'eux parce qu'ils se sentent véritablement aimés. Ils n'ont pas l'impression que leur existence est inutile : leur solitude est richement meublée.
Se laisser aimer: voilà une conséquence de tout cela. Il y a des êtres rébarbatifs à l'amour. Ils se font une carapace difficile à percer. Généreux, actifs, donnés même, ils ne se laissent pas infiltrer facilement par un amour qui les poursuit. Il faut bien le dire : se laisser aimer est peut-être plus difficile que d'aimer. Pourquoi ? Sans doute parce qu'on ne veut pas être redevable aux autres du bonheur qu'ils nous prodiguent.
Si l'on veut que l'amour fleurisse autour de soi, pourquoi ne pas faire comme l'enfant, se laisser aimer sans fausse honte et avec joie : d'abord et avant tout par Dieu lui-même.